Nevralgie pudendale, quel rôle de l’ostéopathie ?

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Qu’est ce que la névralgie pudendale ?

C’est une affection du nerf pudendal également appelé nerf honteux interne. Ce nerf est situé dans la région profonde de la fesse, il dessert la région pelvienne.
Difficilement diagnostiqué (erreurs de diagnostic le plus souvent) par le corps médical, cela entraîne donc souvent une souffrance psychologique du patient atteint.

Les signes cliniques sont variables et peuvent donc conduire à des erreurs de diagnostic: cystalgies à urine claire, mycose vaginale, prostatite chronique, pathologies hémorroïdaires, maladies psychosomatiques.

Rappels anatomique principaux du nerf pudendal 

Ce nerf émerge du sacrum partie antérieure (S2-S3-S4), ces racines vont former le nerf pudental au niveau du ligament sacro-tubéreux -> formation d’une pince ligamentaire.
Puis il va pénétrer dans un dédoublement du muscle obturateur interne pour donner naissance à différentes branches:

– Nerf dorsal du clitoris (ou verge)

– Nerf périnéal

– Nerf rectal inférieur

Ces différents nerfs iront donc innerver les sphincters urétral, anal, ainsi que les muscles du péroné et les organes génitaux.

Lors d’une névralgie pudendale, le nerf le long de son trajet va subir une (ou plusieurs) compression créant une irritabilité voir même l’abimer durablement, cette irritation entraînera les symptômes de la névralgie pudendale.

 

nevralgie-pudendale

Les zones de conflit/compression du nerf 

– Compression entre le ligament sacro-épineux et le ligament sacro tubéreux (le plus frequent)

– Compression dans le dédoublement du muscle obturateur

– Compression des deux zones précédentes

 

Causes de la névralgie pudendale 

D’origine multifactorielle, souvent congenitale, déclenche sans facteur déclenchant vers 60 ans.

Les facteurs prédisposants: cyclisme intensif, chirurgie pelvienne, accouchement, position assise prolongée.

 

anatomie-nerf-pudendal

Symptômes

  • Sensation de brulure importante uni ou bilatérale de la zone perinéale/rectale/organes génitaux externes ou même face antérieure des cuisse.
  • Sensation d’un corps étranger ou de décharges électriques ou de pincements au niveau du rectum/ou zone périnéale

Ces douleurs sont quotidiennes, permanentes et aggravées en positions assise, évoluant par poussée, pour augmenter en soirée. Les douleurs se calment en position debout ou couchée. Les douleurs peuvent devenir insupportables.

  • Peuvent également arriver: des troubles fécaux et urinaire (brulures, dysurie, impétuosité vésicale), des troubles sexuels (éjaculation douloureuse, clitoris hypersensible…)
  • Douleur invalidantes au niveau des sacro-iliaques
  • Retentissement psychologique important due à l’intensité des douleurs

Le diagnostic 

Rappelons la fréquence des mauvais diagnostics.

La névralgie pudendale n’est pas mise en évidence par les examens classiques. Néanmoins ils permettent l’éviction d’autres pathologies.

L’interrogatoire occupe la partie la plus importante du diagnostic.
L’electromyogramme établit avec certitude la névralgie pudendale.
Douleur au niveau de l’ischion pendant le toucher rectal ou vaginal

Les traitements de la névralgie pudendale

La prise en charge pluridisciplinaire est essentielle pour les patients atteint de cette pathologie.

Les médicaments: utilisés en premier lieu. Les antidouleurs classique ainsi que la morphine sous souvent inefficaces.  Les antalgiques niveau 2, les antidépresseurs et les anti-epileptiques sont plus efficaces mais n’agissent pas sur la cause et seront donc transitoires

Les infiltrations: dans les zone de conflit du nerf pudendal. Conséquences amélioration partielle ou totale des symptômes

L’opération: Vise à lever les compression sur le trajet du nerf.

Les méthodes alternatives:

L’acupuncture : permet aussi de gérer le stress du à cette pathologie

L’ostéopathie: viscérales, crânienne fonctionnelle, particulièrement efficace pour lever les zones de compression nerveuses , mais aussi lever les tension viscérales/musculaires/articulaires liées au stress et à la vie quotidienne.

La kinésithérapie: détente par des massages, electrostimulation…

L’homéopathie

La phytothérapie

 

Article rédigé par Jeanne DeliancourtOstéopathe DO à Nantes 

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