Chaud ou froid, comment soulager ma douleur ?

Classé dans : Le saviez vous ? | 0

« Chaud ou froid ? Peu importe, la douleur c’est dans la tête comme dirait l’autre », détrompez vous, il ne s’agit pas seulement d’un remède de grand mère, la thermothérapie se révèle être très utile.

Quels sont les bienfaits du chaud sur votre organisme ?

 

«Chaud devant!», «Aie ça brûle», «être au chaud près du feu ». Depuis toujours la chaleur est source de sensations similairement contradictoires dans la vie quotidienne. Mais lorsque l’on se rapproche du domaine de la santé, la chaleur laisse apparaitre ses vertus apaisantes.

chaud-ou-froid-douleurs

Il faut savoir que chaque tissu de l’organisme présente ce que l’on appelle un coefficient d’élasticité. Comme son nom l’indique, cela confère aux différents tissus une résistance plus ou moins grande à l’étirement, la contraction, etc. Dès lors qu’une douleur apparaît (d’origine traumatique ou non), les muscles périphériques vont se contracter pour solidifier et protéger la zone. C’est un mécanisme de défense mis en place automatiquement par l’organisme, efficace mais non parfait, car cette contraction va créer de grosses tensions sur cette dite zone.

Une source de chaleur appliquée à cet endroit, aura pour effet de modifier ce coefficient d’élasticité, ce qui relâchera les muscles, les tensions, et diminuera les douleurs associées.

Et le froid, à quoi sert-il ?

froid-chaud-choix-soulager-douleurs

 

Depuis toujours le froid s’est démarqué de son concurrent. Rendu célèbre par les médias (sur les terrains de sport ou dans les salles de récupération utilisant la cryothérapie), beaucoup désormais ne jure que par lui.

Mais alors comment se fait-il que le froid soulage certaines douleurs ? Tout simplement parce qu’il va agir en véritable anesthésiant naturel, en agissant au niveau des terminaisons nerveuses, réduisant ainsi la sensibilité partiellement. Il permet également de diminuer la production de molécules inflammatoires, de type cytokine ou prostaglandine, lui conférant ainsi sa caractéristique anti-inflammatoire.

La source froide ne sera cependant pas miraculeuse, des critères d’applications seront à respecter, et, selon les cas, la mise en place d’une compression sublimera son action.

 

Mais alors comment choisir entre chaud, froid ou les deux ?

Paul Valéry disait : « Il faut juger à froid et agir à chaud »

Il y a quelques règles de bases qui vous soulageront au début, et pourront ralentir ou limiter votre douleur.
Comme expliqué ci-dessus, le chaud sera donc utile sur les troubles musculaires (contractures essentiellement, donc très intéressant pour les lumbago, torticolis, etc).

Le froid quant à lui, grâce à une application moyenne de 3*20min/jour, viendra à votre secours dans les phases aigues et/ou inflammatoires (lorsque vous apercevez un gonflement, des rougeurs, de la chaleur entre autres, sur une partie de votre corps).
La mise en place d’un Tape ou bandage élastique en cas de gonflements, associé au froid, permettra de limiter l’aggravation de l’inflammation.

Enfin, il existe une association chaud-froid, que l’on appliquera chacun leur tour pendant un certain temps qui ouvre une nouvelle dimension en provoquant une alternance de dilatation-constriction des vaisseaux. Cet effet sera bénéfique sur plusieurs plans, comme la récupération musculaire, le drainage, etc.

Certaines douleurs peuvent persister quelques jours après la consultation, et pour toutes les vertus citées ci-dessus, l’ostéopathe sera amené à vous conseiller l’usage du chaud ou du froid dans certains cas ; du chaud par exemple pour améliorer la récupération musculaire suite au traitement d’une lombalgie, du froid lorsqu’il détectera une inflammation particulière.

On récapitule !

 

douleur-application-chaud-ou-froid

Laissez un commentaire