Bébé ne dort pas, comment l’ostéopathie peut-elle m’aider ?

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Après l’accouchement, bébé est là avec son lot de joies, mais aussi de questions. Souvent, lorsqu’on devient parent, ses questions trouvent des réponses aussi diverses que l’entourage est grand. Alors aujourd’hui, nous nous intéresserons au sommeil de bébé, dans ses trois premières années. Le sommeil de l’enfant est souvent laborieux car inconnu, décoder les signes et les phases de sommeil peut être très utile aux parents. Nous verrons ce qui peut entraver la bonne qualité de sommeil de bébé et comment l’ostéopathie agit pour une bonne qualité (et quantité !) de sommeil chez l’enfant.

 

Les cycles de sommeil chez le nourrisson

 

À la naissance, le sommeil se structure progressivement. Le nouveau-né va suivre un rythme découpé sur des périodes de 45-50 minutes. Ce cycle de 50 minutes comprend une phase de sommeil agitée, ou bébé peut donner des signes d’éveil (yeux ouverts, mouvements, petits pleurs) puis une phase de sommeil calme.

Entre chaque cycle intervient à nouveau une phase moins stable ou bébé semble éveillé. On peut constater que le sommeil agité occupe 50 à 60 % du temps de sommeil. Le sommeil agité peut passer pour un éveil franc, et s’il y a intervention immédiate du parent, bébé se réveillera pour de bon.

Vers deux mois, les cycles se stabilisent : le sommeil agité devient du sommeil paradoxal, sommeil des rêves. Les cycles s’allongent, et durent environ une heure dix, 70 minutes. Les phases de sommeil paradoxal occupent environ un tiers du temps de sommeil.

Entre six et neuf mois, les cycles s’allongent encore pour arriver vers des cycles de 90 à 120 minutes.

L’architecture du sommeil se modélise donc dans la première année de vie de l’enfant, pour ne se stabiliser réellement que dans la troisième année !

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Bébé a un sommeil difficile ?

Il arrive que l’entrée dans le sommeil se fasse difficilement ; ainsi certains bébés présentent des signes d’inconfort, comme par exemple, une difficulté d’endormissement, le fait de se tortiller, de grimacer, de se réveiller avec des pleurs intenses, de régurgiter de manière importante et douloureuse, ils peuvent présenter un inconfort en position allongée sur le dos, et tout cela peut donc les gêner l’enfant dans leur sommeil…

Les réveils nocturnes s’ils sont très fréquents, après plusieurs mois, peuvent amener à un épuisement de toute la famille, fratrie, parents, et peuvent amener un cercle vicieux de troubles du sommeil… Plus bébé est fatigué, plus le système d’hyper vigilance s’active, créant un entretien des difficultés à s’endormir..

Ainsi, les causes de sommeil difficile sont nombreuses : tensions corporelles liées à l’accouchement ou à la position in-utéro, problèmes digestifs, poussées dentaires, causes liées au développement des acquisitions motrices comme la marche, changements dans la famille, peur, mais aussi absence d’informations des parents sur les cycles de sommeil du bébé, qui les conduisent à intervenir de manière trop précoce et donc à réveiller bébé pour de bon.

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L’ostéopathie comme solution aux troubles du sommeil

Par un échange abordant les conditions de la grossesse, de l’accouchement, les premiers temps de vie, le portage, l’alimentation, l’ostéopathe fait le point sur l’environnement, le rythme du bébé, et tout ce qui a pu ou peut mettre sous contrainte son organisme et constituer une difficulté à rentrer dans le sommeil.

Puis, le traitement ostéopathique, toujours dans la douceur et global, respectant la physiologie des tissus, va s’intéresser à différentes zones du corps du bébé :

  • Le crâne : mis sous fortes contraintes lors de l’accouchement, la mobilité des os du crâne peut être très fortement impactée par l’accouchement. Ainsi, la croissance du périmètre crânien, très importante les six premiers mois, va se modéliser et s’adapter aux contraintes subies. Le rôle des mains de l’ostéopathe est de dénouer ces contraintes et de guider la maquette osseuse vers une croissance physiologique.
  • Le bassin : directement en lien avec les tensions crâniennes via les vertèbres de la colonne vertébrale, celui-ci va également imprimer des tensions (contractions utérines qui viennent comprimer l’ensemble du corps de bébé, position en siège, accouchement, césarienne) qui vont conditionner la mobilité des organes.
  • Le diaphragme qui sépare thorax et abdomen va influer la mobilité de l’œsophage, de la petite poche de l’estomac, et va donc accentuer les phénomènes de troubles digestifs si sa mobilité est compromise.
  • La colonne vertébrale du bébé, qui subit durant l’accouchement d’importantes contraintes à type de compressions.
  • Enfin, l’émotionnel du bébé directement lié aux sensations corporelles, au vécu de l’accouchement des parents est indissociable et se retrouve également dans le traitement ostéopathique. Le bébé peut manifester cela par des pleurs lors du traitement, ce qui est normal, les tensions levées venant à s’exprimer.

 

Les conseils de votre ostéopathe pour améliorer le sommeil de bébé

  •  Favoriser une atmosphère calme et sombre dans la chambre avec une température autour de 20 degrés.
  •  Coucher bébé plus ou moins à la même heure et adopter à partir de deux ou trois mois un rituel de coucher (histoire, chanson) qui va l’aider à trouver ses repères.
  •  Adopter des rythmes réguliers pour donner à bébé des repères et l’aider à repérer le jour et la nuit.
  •  Ne pas se précipiter pour prendre bébé dès qu’il manifeste des signes d’éveil car il peut s’agir d’un inter-cycle et le prendre d’emblée pourra le réveiller pour de bon. Attendre une à deux minutes avant de vor s’il s’agit d’un réel réveil.
  • Lorsque bébé se frotte les yeux, baille, commencer le rituel de coucher et ne loupez pas ces signes de fatigue.
  • Tous les moments de tendresse et d’apaisement entre bébé et ses parents sont des aides à un endormissement serein, rechargez la jauge de tendresse favorise le sentiment de sécurité et le relâchement nécessaire au sommeil.

 

 

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Article rédigé par Léna FloretteOstéopathe DO à Lyon 

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